Les assises nationales sont une bonne trouvaille en ce qu’elles permettent au pays réel de débattre. Mais encore, elles donnent le sentiment aux sénégalais qu’enfin, des hommes et des femmes s’inquiètent de leur sort. Depuis, s’affrontent dans un combat inégal deux camps ; Inégal parce que Farba Senghor ne peut-être l’alter-ego de Mamadou Lamine Loum et Doudou Wade encore moins celui d’Amadou Mactar Mbow. La seule réponse du pouvoir au brillant discours de ce dernier était de priver sa demeure d’électricité ! Quelle bassesse ! Ils n’essayent même pas de répondre par le verbe. Menaces et invectives sont servies quotidiennement aux participants des assises nationales.
Il paraîtrait que ces assises sont le fait de forces étrangères ? Et alors ? Si cela est vrai, ce n’est ni une surprise ni une nouveauté. La politique n’a jamais été une affaire d’enfants de cœur. Toutes les luttes de libérations aussi légitimes qu’elles fussent pour les peuples, ont souvent reçu des soutiens extérieurs qui en attendent des dividendes. Un « crime » profite toujours à quelqu’un ! Ce n’est pas du cynisme mais de la « realpolitik ». Sous ce rapport, cette information n’a aucun intérêt. Que dire des raisons d’Idrissa Seck de ne pas participer aux Assises nationales ? Parfois il vaut mieux se taire quand on a rien de consistant à dire. Quant à Babacar N’diaye, il confond rester au dessus de la mêlée et s’engager pour une cause juste. Je crois que l’un n’empêche pas l’autre.
Un mouvement de panique s’est emparé de notre gouvernement.
Les
es se vident de plus en plus. Quand d’aucuns préconisent la réduction du train de vie de l’Etat, Abdoulaye Wade augmente ses ministres. Le gouvernement en dépensant l’argent qu’il n’a pas, laissera une facture lourde aux générations de demain. Seulement, la situation du pays est tellement catastrophique qu’avant les générations futures, les premiers qui en payeront les conséquences sont les sénégalais d’aujourd’hui. Et cela se voit déjà. Les enseignants n’arrivent plus à boucler leurs fins de mois. Les étudiants voient l’avenir s’assombrir année après année. Agriculteurs et pêcheurs n’ont plus leurs homologues européens pour seules menaces ; ils doivent compter avec un gouvernement dépassé.
Un régime qui corrompt et qui le promeut. Le travail est raillé, la bouffonnerie célébrée. Ils donnent à nos enfants de beaux exemples à suivre : « Get rich or die ». Peu importe la provenance ou la manière : si vous voulez être fêtés par Fatou Guewel : volez, mentez, soudoyez ! Au placard les valeurs, elles appartiennent aux faiblards disent-ils. Le respect ne dépend plus de l’honneur ou de la foi qui anime la personne. Un compte en banque bien garni suffit pour recevoir toutes les attentions de la société. De l’ouvrier au patron, du marabout à l’imam tous prieront le ciel pour vous dés lors que vous avez la poche trouée. Désormais, on est plus ce qu’on n’est, on est ce qu’on a !
Ce qui s’est passé au dernier anniversaire de Fatou Guewel est un
pur scandale. Un scandale de plus dirait l’autre. Comment dans ce pays très pauvre pour ne pas dire hyper pauvre peut-on engloutir autant d’argent pour gigoter ? Combien de parents de ces généreux donateurs se couchent le soir le ventre vide ? Combien de personnes aux yeux ébouriffés criant « faim » ont-ils croisé sur les routes en allant festoyer avec la célèbre griotte ? Et cela me rappelle ce touriste en vacances au Sénégal. Horrifié devant la multitude de voitures de luxes dans ce pays pauvre, il confiait à des amis ses envies de « casser du hummer ou de la Cayenne » à chaque fois qu’il en croisait dans les rues de Dakar. Nous n’irons pas jusque là mais c’est juste pour vous montrer l’absurdité d’une telle situation.
Un vent de désordre s’annonce à nos frontières. Nos guides religieux qui sont les garants de la paix sociale et qui échappaient encore aux critiques, risquent d’être de plus en plus contestés, parce qu’ils sortent de leur rôle. Peu d’entre eux se préoccupent de l’avenir des talibés qui s’appauvrissent jour après jour. Certains, perdent leur boulot et prennent la mer. D’autres, arrivent difficilement à assurer le minimum vital à leurs enfants. Avides de luxe (bagnoles, maisons, voyages) et pour la plus part sans revenus, ces gourous sont obligés de se compromettre, de se soumettre au pouvoir en place afin de « toucher » des prébendes.
En attendant, un conseil : prenez votre destin en main, ne croyez pas tout ce qu’on vous dit ; écoutez avec du recul et surtout… lisez entre les lignes.
Nelson
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